Ernesto (Che) Guevara de la Serna ou William Walker ?




N’y aurait-il donc que moi ?
Mais oui finalement, n’y aurait-il donc que moi pour voir une incroyable ressemblance, un parallèle étrange entre ces deux personnages ? L’un, fils de bourgeois argentins devenu une icône qu’on nous sert à toutes les sauces marxistes et dont l’effigie a dû remplir les poches de plus d’un capitaliste; l’autre beaucoup moins connu mais non moins fascinant, un fils de bourgeois du Tennessee avec une paire grosse comme ça. Deux phénomènes nés pratiquement à cent ans d’écart (1824 pour William Walker- 1928 pour le Che), les deux médecins (mmmmh... Che n’a pas passé sa thèse), les deux passant leur vie de roman à ferrailler en Amérique Centrale, du Sud et dans les Caraïbes, mus par un élan quasi hiératique. Ils deviendront des “hommes forts” de la région - Walker sera même président auto-proclamé du Nicaragua - avant de mourir jeunes (36 ans pour Walker et 39 pour le Che), traqués jusqu’au bout de leur destin et exécutés pour des causes si éloignées qu’elles finissent par se rejoindre.
Qu’est-ce-qui fait que deux jeunes hommes aux ambitions si proches et aux idéaux si différents se prennent un jour pour Napoléon et entrent dans l’Histoire au lieu fonder un foyer et exercer leur métier dans l’anonymat ?... Et si leur parcours et leur mort prématurée prêtent pour le moins à réflexion, reconnaissons leur tout de même cette fortitude dont la plupart d’entre nous est dépourvu. Mes voyages en Amérique du Sud m’ont amené très près Vallegrande en Bolivie, mais je n’y suis jamais allé. Par contre je suis allé à Trujillo au Honduras où j’ai pris cette photo (photo 3) de la tombe de William Walker. Une jeune blanc-bec a cru bon de s’y immortaliser pour s’afficher à bon compte chez Wikipedia... mais pour vous mes chers amis j’ai fait un pas supplémentaire (photo 4). Cette stète marque l’endroit précis où W. Walker est tombé, à Trujillo, face à un peloton d’exécution de l’armée hondurienne. C’est écrit dessus, et pour ceux que ça intéresse elle se situe...
oh ! et puis merde, il faut savoir garder un secret ...








